Tournés vers l’avenir
 

Est-il besoin de le dire ? Les temps sont durs et la vie se complique. L’économie est en crise, la rigueur s’impose, les inégalités s’accroissent. Notre monde est toujours hanté par les guerres, les violences, les crimes odieux, les menaces qui pèsent sur l’équilibre écologique de la planète, sur la famille, sur la dignité de l’être humain. Aujourd’hui nous portons sur les réalités qui nous entourent un regard pessimiste. Alors… Fêterons-nous Noël pour oublier la tristesse de notre humanité souffrante ? Nous laisserons-nous prendre, comme chaque année, au mirage de la surconsommation ?
Ce temps de l’Avent qui nous est donné remet les choses en perspective en nous offrant de les vivre dans l’espérance. Avent se dit en latin Adventum, ce qui signifie arrivée, avènement. Le Seigneur doit venir. Il est temps de se préparer à cette venue. Quatre semaines entières ne seront pas de trop pour creuser en nous le désir de Dieu. Nous le savons déjà : au bout du chemin de l’Avent, il y a la fête de Noël. Mais pour ne pas faire de Noël un simple anniversaire qui se répète d’année en année, il nous faut oser croire que Jésus, né dans notre monde il y a plus de 2000 ans, reviendra dans la gloire. Noël nous tourne vers l’avenir, dans l’attente du jour de la pleine manifestation du Christ, quand il dira : "Voici, je fais toutes choses nouvelles."
Noël, fête née d’un souvenir (la crèche), est aussi fête de l’attente du ciel nouveau et de la terre nouvelle que Dieu a promis. Seul celui qui reconnaît sa fragilité et sa pauvreté peut s’y préparer. Seul celui qui espère activement en Dieu peut accueillir son Royaume. C’est dès aujourd’hui qu’il faut préparer les chemins du Seigneur.

Fr. Louis-Marie






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