Temps de Toussaint, temps de confiance
 

Il nous arrive d’avoir des Toussaint ensoleillées, mais souvent cette période est liée à une certaine grisaille. Or, quelle que soit la météo, nous sommes appelés en ce début novembre à vivre deux moments importants du temps liturgique : la fête de la Toussaint, suivie le lendemain de la commémoration de tous les fidèles défunts. Deux célébrations bien distinctes et cependant inséparables.

Le 1er novembre nous invite à porter un regard plein de confiance sur notre vie la plus quotidienne. Notre Dieu, en son Fils Jésus Christ, nous convie à être des saints, des hommes et des femmes qui honorent leur humanité en laissant l’Esprit du Christ les guider. Cet Esprit leur donne de vivre davantage l’Evangile. En cette année où toute la paroisse (NDLR : il s’agit de la paroisse St Martin de la Plaine de Valence) est invitée à réfléchir sur le bonheur, nous entendrons de manière renouvelée ces paroles de Jésus lues à l’eucharistie de cette fête : « heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux !... Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !...Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! ». Notre bonheur vient-il bien du Christ et de cet amour qu’il nous pousse à partager avec les frères placés sur notre route ?

Un jour ou l’autre ce bonheur est assombri par la mort de ceux que nous aimons. Celle-ci est toujours une rupture, un déchirement qui, incontestablement, est douloureux. Le 2 novembre nous nous souviendrons de ces personnes qui nous étaient chères ; nous éprouvons de la tristesse, car elles ne sont plus présentes à notre conversation quotidienne. Mais notre coeur s’ouvre à l’espérance. Ces personnes aimées sont appelées à être pleinement en communion avec Dieu, et nous attendent. Le prophète Isaïe renouvelle notre confiance ; il nous assure : « Le Seigneur détruira la mort pour toujours. Il essuiera les larmes de tous les visages ». Cette promesse se réalise dans la mort et la résurrection de Jésus que nous célébrons à chaque eucharistie. Aussi la commémoration de nos frères et soeurs défunts est-elle pour nous tous une source de réconfort et apaise-t-elle notre peine.

P. Jean-Pierre Lémonon
Extrait du BIPER N° 513 du 24 octobre au 6 novembre 2010






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