Quelle course !
 

Il faut le dire, il y a bien de quoi être essoufflé : avec le Seigneur Jésus, déjà au temps de sa prédication on était toujours sur les routes ; au matin de Pâques, derrière les saintes femmes, quelle course encore vers le tombeau pour le trouver vide ; et voilà qu’Il nous donne rendez-vous en Galilée, comme si c’était à côté, pour revenir ensuite à Jérusalem chez nous dans la salle du Cénacle. En Galilée, il nous a dit : « allez baptiser toutes les nations » et bien nous allons pouvoir les attendre ici, bien au chaud, ne viennent-elles pas ces foules du monde entier pour la fête de demain, pour la Pentecôte !
Ah, s’ils avaient su ce qui les attendait, les apôtres, ils se seraient un peu inquiétés pour leur avenir : voyages sans fin, naufrages, prison, fuite, flagellations, procès, exécutions,… ils vont tout connaître, tout souffrir pour l’annonce de la Bonne Nouvelle : « Jésus est vivant, Il nous sauve, Il change le monde et nous envoie son Esprit Saint !
Et aux lendemains de la Pentecôte l’Église va se mettre en marche sur les routes du monde. Elle ne va plus jamais s’arrêter de marcher. Le chrétien est par définition un homme en voyage qui ne peut se contenter de ce qu’il a mais recherche toujours pour lui et pour ses frères la maison de Dieu, le lieu où Dieu habite, pistant les traces de son Seigneur dans le cœur de tous les hommes ses frères, scrutant le ciel à la recherche de la lumière du Ressuscité.
Oui, un chrétien c’est d’abord quelqu’un qui se bouge ! Il se bouge pour son frère et ne peut se contenter de ce qu’il a, il lui faut toujours ouvrir son cœur, partager, soigner, consoler comme le fait son Seigneur. Il se bouge pour son Seigneur et se donne la peine de mieux le connaître pour mieux le servir et mieux l’aimer avec ses frères, comme tout amoureux se bouge pour celle qu’il aime et veut toujours mieux découvrir.
La foi, l’espérance et la charité ne peuvent que se tricoter ensemble dans la vie du chrétien : Cette foi qu’il met en Celui qu’il a commencé à découvrir et qui va fonder tout son agir, cette espérance de toujours le rencontrer aux détours de ses routes, cette charité, regard d’amour partagé avec ses frères qui illumine son regard, qui change et transfigure notre monde.
Ainsi l’Église ne peut pas s’installer, il lui faut toujours reprendre la route et oser une parole, cette Parole qui lui a été donnée de rencontrer au matin de Pâques, cette parole qui lui a été donnée de proclamer en toutes les langues au jour de Pentecôte : L’Homme est fait pour vivre, l’Homme est fait pour vivre de Dieu !

Frère Jean-Marc






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