[ Thêmes abordés ]
"Mais que fait donc le curé de Cléon ?"
 

- "Vous avez vu ... : aux funérailles de Mme Untel, il n’y avait pas de prêtre !"

- "Mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien faire ? Toujours en réunion, pardi, comme si ce n’était pas plus important d’enterrer ses morts !"

- "En tous les cas, moi je veux un prêtre, et une messe,j’y ai droitv !"

- Ces petites phrases et d’autres, nous en entendons réguliièrement. Et oui, nos prêtres sont peu nombreux et, si nous voulons une Eglise vivante, pour nous chrétiens, notre baptême nous pousse à mettre la main à la pâte.

-  Depuis plusieurs années déjà, nous sommes quelques uns à accompagner des familles au moment où elles sont confrontées au décès de l’un des leurs : avec un prêtre d’abord et de plus en plus souvent des laïcs seuls.

- L’essentiel n’est-il pas que la communauté chrétienne (paroissiale) soit présente et proche de ceux qui sont dans la peine et sous le choc d’une séparation brutale.

- Des laïcs se sentent concernés par cet accompagnement, mais la bonne volonté ne suffit pas : une formation est indispensable. Cela demande du temps, de la réflexion, de partager avec les autres et aussi avec les prêtres ... et oui, nous y revoilà, encore des réunions avec les prêtres.

- Formation à l’écoute, à l’accueil, à la douleur et à la souffrance, comment affronter la mort dans une perspective chrétienne, comment célébrer cette vie en laquelle nous croyons, comment témoigner de l’espérance qui est la nôtre : "Christ est mort et ressuscité", c’est ce que nous croyons et c’est ce que nous voulons vivre avec ces familles.

- Sur notre paroisse, deux prêtres sont nommés responsables. 38 villages et pas seulement Cléon ou Bonlieu. Ils sont aidés occasionnellement par des prêtres retraités qui ont droit aussi à leur retraite.

Mauricette Loubet.






  Mentions légales   Contact     Administration        Suivre la vie du site    SPIP