Le père Jean Fayet nous a quittés
 

Lundi 5 juillet, Monseigneur Jean-Christophe Lagleize, entouré des prêtres du diocèse, célébrait à Allan les funérailles du père Jean Fayet.

Voici l’homélie que prononça à cette occasion le frère Jean-Marc d’Alès :

"Monseigneur,

Il y a tout juste huit jours, nous vous recevions avec joie à l’église de St Marcel les Sauzet, pour l’ordination diaconale en vue du sacerdoce ministériel de Dominique Fornerod.
Aujourd’hui, la paroisse Sainte-Anne de Bonlieu vous retrouve pour fêter le dernier passage vers le Père de notre cher Père Jean Fayet. Dimanche dernier ses nouvelles n’étaient pas si mauvaises, et il me semble qu’il ait voulu en quelque sorte attendre que la « succession » soit assurée pour vouloir nous quitter.

Nous savons bien que la manière dont il a pu exercer son ministère sacerdotal ne sera pas celle de Dominique et des prêtres de sa génération. Pouvons-nous d’ailleurs imaginer aujourd’hui ce qui sera demandé de vivre aux prêtres que le Seigneur fera se lever au service de nos communautés de demain ?

En effet, comme cela vient de nous l’être rappelé par ceux qui au début de cette célébration ont retracé la vie et le ministère du Père Fayet, sa manière de vivre le sacerdoce l’a plus identifié à la présence du Père au milieu de son peuple : présence quotidienne, proche de Celui à qui l’on vient facilement confier tous les aspects de sa vie. Présence qui accueille, réconforte, encourage, présence qui donne vie à une communauté.
Aujourd’hui, les prêtres de l’équipe curiale disent plus la figure du Seigneur Jésus-Christ, l’envoyé du Père. Ils ne résident plus sur place et pourraient être pris pour des visiteurs de passage (même si je suis plus souvent à Allan que vous ne pourriez le penser !…). Le curé d’aujourd’hui, et encore plus de demain, va utiliser bien des moyens de communication que le Père Fayet ne connaissait pas, pour aider les différents groupes de la communauté à découvrir ce que l’Esprit Saint leur demande de vivre et ce qu’Il a pu déjà leur faire vivre, et comment le relier au reste de la paroisse.

Mais il reste bien des points communs et ce que j’ai pu découvrir de la vie du Père Fayet le souligne bien :

Il reste pour moi, comme Abraham au chêne de Mambré, ce vieillard qui attend la venue de son Seigneur et qui sait ouvrir la porte de sa demeure et de son cœur pour accueillir dans la joie ceux que le Seigneur lui envoie. Bien des prêtres qui ont goûté de son écoute attentive dans le sacrement de Réconciliation peuvent en témoigner.

Il reste cet adorateur émerveillé qui continue à prier « pour que ceux que tu m’as donné, eux aussi soient avec le Christ et qu’ils contemplent sa gloire… pour qu’ils portent en eux l’amour dont tu as aimé ton Fils Jésus » (cf Jn 17/ 24-26).

Il fut aussi cet adorateur, familier du tabernacle où il venait si souvent en cette église d’Allan quand il pouvait encore sortir, initiateur de groupes de prière ; il pratiquait l’oraison avec cette familiarité que donne la présence habituelle du Seigneur dans sa vie.

Aujourd’hui le voilà en présence de celui qu’il a tant aimé et servi, touchant du doigt son Seigneur pour lui dire une dernière fois avec l’apôtre Thomas que nous fêtions le jour de son dernier soupir : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »."






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