Frère Bernard, un nouveau religieux Prémontré

Entretien


 

Frère Bernard, le 25 août dernier à l’abbaye de Mondaye, vous vous êtes engagé pour toujours dans la vie religieuse prémontrée. C’était certainement un grand jour pour vous…
Cet engagement définitif dans la communauté, je l’attendais depuis longtemps ou du moins, je m’y préparais. J’ai été très touché de voir que beaucoup ont répondu présent ce jour-là, en particulier ma famille réunie au grand complet.

A quand remonte votre rencontre avec l’abbaye ?
A la fin de 1989… Je suis entré au postulat à Noël. Et puis, j’ai eu des problèmes de santé, après Pâques. Cela a marqué un coup d’arrêt à mon parcours. Plus tard, en 91 à la fête de saint Joseph, je suis devenu oblat prémontré dans les Pyrénées.

Mais vous n’en êtes pas resté là…

Non, j’étais malgré tout très espérant pour ma santé. Jeune, j’avais pu terminer une formation d’aide soignant. Mais après mon service militaire, j’ai eu des crises d’épilepsie d’une violence que je n’avais jamais connue. J’ai suivi ensuite des traitements lourds avec des effets secondaires assez nocifs qui parfois n’arrangeaient rien. Et puis, il y a eu le tournant de l’intervention neurochirurgicale. On ne m’avait pas caché les risques, on me parlait de 90% de chances de réussite, alors je me suis dit que le reste, ce serait avec la grâce de Dieu.

A quel âge avez-vous entendu l’appel à la vie religieuse ?
Curieusement à l’âge de 12 ans, âge où bien souvent on s’éloigne de l’Eglise. Il faut dire que j’ai rencontré des personnes importantes sur ma route : je pense au Père Augustin, moine bénédictin d’Urt qui m’a fait découvrir la foi lorsque j’étais pensionnaire à Salies de Béarn. Je me souviens aussi du Père Lafargue, responsable du service des vocations du diocèse de Dax, qui était mon père spirituel et qui m’a aidé à connaître la vie religieuse. Je me rappelle aussi le Père Savin, moine bénédictin de Tournay qui m’a accompagné vers la vie prémontrée. Il a vu que ma recherche avait une dimension pastorale : mon désir était d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Et maintenant, avec mon histoire de santé, je peux témoigner que vraiment Christ est ressuscité. J’essaie de donner un témoignage d’espérance là où je vais, avec respect, humblement avec le Seigneur.

Comment, aujourd’hui, participez-vous à la vie prémontrée au service des hommes ?
En arrivant à Bonlieu je m’orientais davantage vers une activité dans la pastorale de la santé. Mais il y a eu des changements à l’hôtellerie du monastère. C’est là qu’on m’a demandé de servir. Je le fais de bon cœur et j’aime le contact avec nos hôtes. Mais je garde un pied dans la pastorale de la santé auprès des personnes handicapées. Les JMJ à Madrid avec les jeunes handicapés a été pour moi une très belle expérience. Et je reste très attaché à Lourdes, à servir dans les hospitalités. Je suis également heureux d’aider à l’aumônerie des jeunes à Bonlieu. Et puis, il y a le vélo qui permet bien des rencontres... Le Seigneur est là, partout où il m’envoie.






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