Etincelle de mars 2009

Père Marius Duclos


 

C’est avec beaucoup d’amertumes et de consternation que nous avons appris la triste disparition de l’abbé Duclos.
Permettez-nous de nous joindre à vous pour présenter nos sincères condoléances à sa famille et à toute la communauté chrétienne.
En dépit des milliers de kilomètres qui nous séparent en ce jour mémorable, nous sommes de cœur et d’esprit avec vous pour porter le deuil de l’abbé Duclos que nous considérons comme notre bienfaiteur.
Cet abbé modèle, toujours dans sa soutane, a volontairement et spontanément contribuer à sauver notre fils Alain par ses prières, les prières des fidèles, ses initiatives et actions personnelles.
Mon épouse et moi avons connu l’abbé Duclos à l’hôpital régional de Valence où notre fils venu de l’Afrique avait été admis en urgence pour une intervention chirurgicale sur le pancréas, pour une pancréatite.
Après huit ans de crises répétitives abdominales et une quarantaine d’hospitalisations depuis sa naissance, les médecins de mon pays, le Burkina Faso avaient fini par diagnostiquer une pancréatite que seule une intervention chirurgicale pouvait guérir.
Malheureusement aucun hôpital, ni clinique de mon pays n’étaient équipés pour entreprendre une telle opération. Désespérés, nous cherchions tout azimut un hôpital d’accueil en France.
Un nouvel espoir nous a animés quand l’hôpital régional de Valence a confirmé son accord pour accueillir l’enfant. C’était en novembre 1993. Nous avons mis toutes nos économies pour nous procurer les billets d’avion, de TGV et payer les premiers frais de l’hôpital régional.
N’ayant pas de système de sécurité sociale maladie, donc de prise en charge, nos économies se sont très vite épuisées, face aux frais énormes hospitaliers. Nous avions alors envisagés de vendre notre maison au Burkina et de nous faire envoyer les fonds.
L’abbé Duclos qui rendait plusieurs fois visites à l’hôpital ayant été informé de la situation a discuté avec l’administration de l’hôpital et a décidé d’organiser une collecte de fonds auprès des gens de bonne volonté. En trois semaines de collecte, il rassemble plus de 15000 Francs Français de concert avec la famille Balmet et la famille Jeanot et payé ainsi le reliquat de la facture de l’hôpital avant la sortie de l’enfant.
Le docteur Thierry venait faire les pansements opératoires de l’enfant. Le père Duclos venait tous les jours nous rendre visite dans la famille Balmet jusqu’à notre retour pour l’Afrique en janvier 1994. Nous avons eu la chance de passer Noël 1993 à Dieulefit. A l’occasion un vélo VVT a été offert à Alain. Nous l’avons transporté à Ouagadougou. Il y est à ce jour et marche toujours.
Nous saisissons cette opportunité pour dire Merci à tous ceux qui nous ont soutenus en son temps, il y a 16 ans.
Alain est aujourd’hui âgé de 24 ans et termine ses études d’ingénieur en génie civil à l’école polytechnique de Montréal au Canada. Il garde en permanence dans sa chambre une belle photo poster du père Duclos achetée à Dieulefit.
Comme pour dire plus que jamais que l’abbé Duclos n’est pas mort, mais il est parti. Car le fruit de ses action demeurent à jamais.
Que le Seigneur l’accueille dans son Royaume et que son âme repose en Paix Divine.

Jules Grégoire Rouamba






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