Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais.
 

Maintenant que nous sommes passés à l’heure d’hiver, le froid s’installe, les feuilles mortes s’accumulent, les journées raccourcissent. Peu festif, novembre nous rappelle notre condition précaire, à la recherche de la vie et de la lumière. Ce n’est certes pas un hasard si le souvenir des morts de nos familles y est prégnant, avec cette interrogation que nous portons sur eux et sur nous-mêmes : que sont-ils devenus et nous, vers quel avenir allons-nous ?
Les événements récents nous l’ont montré : notre pays doute de son avenir, quand sa seule perspective est de travailler plus vieux dans un contexte de crise économique déprimant.
Mais quand la tentation est forte de se lamenter et de baisser les bras, c’est alors le moment d’ouvrir son missel du dimanche et d’en recevoir un regard nouveau sur ce que nous vivons. Un regard qui s’attache à l’invisible et qui ne s’arrête pas aux apparences. Un regard qui élargit notre expérience humaine à l’horizon de Dieu.
La fête de la Toussaint ouvre notre marche. Nous sommes précédés par la foule des bienheureux entrés dans le paradis de Dieu. Ils ont entendus l’évangile des béatitudes et ont accueilli en pauvres l’avenir que Dieu leur offrait. Le 2 novembre, "jour des morts", nous sommes guidés par l’espérance des défunts qui prient pour nous Celui qui "n’est pas le Dieu des morts mais des vivants". Avec la fête du Christ Roi, nous apprenons à dire avec le larron en croix : "Jésus, souviens-toi de nous quand tu viendras inaugurer ton Règne".
Alors nous pouvons nous unir aux témoins de la bonté et de la fidélité de Dieu qui sont autant d’étoiles dans la nuit et de phares dans la tempête, des semeurs qui croient à la vie et à la moisson à venir.

Frère Louis-Marie






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