Bienheureuse à seulement 19 ans !

Bienheureuse à seulement 19 ans !

Chiara ‘Luce’ Badano a offert sa maladie pour l’Eglise et les jeunes

19 ans ! Peut-on être sainte avec une vie si courte ? La réponse est oui : être près de Dieu n’est pas une question d’âge, nombre d’exemples pourrait le confirmer. Celui de Chiara ‘Luce’ Badano, jeune italienne qui vient d’être béatifiée et dont la fête sera célébrée demain, en est un.


 

Née en 1971, à Sassello, petite ville du nord de l’Italie, cette fille unique de Ruggero et Maria Teresa Badano se passionne très vite pour le chant, la danse, la natation et le tennis. Mais surtout elle aime la mer et la montagne. En 1981, à 10 ans, elle fait connaissance du mouvement des Focolari grâce à Chicca, une amie. Pendant son adolescence, Chiara a voulu mettre Jésus au centre de sa vie : messe quotidienne, lecture de l’Evangile, prière, mais aussi l’apostolat avec ses amis, et le don de nourriture aux pauvres, mettant ainsi ses actes en accord avec sa foi.

Un jour qu’elle jouait au tennis, elle ressentit des douleurs au dos, si fortes qu’elle lâcha sa raquette. Le mal s’empira ; les médecins diagnostiquèrent une tumeur osseuse. En rentrant de sa première séance de chimiothérapie, elle ne voulut pas parler. Sa mère se souvient : « Je la regardais et je voyais la lutte qui se passait en elle, elle voulait dire oui à Jésus. Après 25 minutes, elle est venue me voir, avec son habituel sourire, et elle m’a dit qu’elle voulait me parler. En ce moment-là, je me suis demandé combien de temps encore elle devrait dire ce « oui » à la douleur. Mais Chiara n’est jamais revenue en arrière ».

« J’ai toujours mon cœur »

Chiara fut soumise à une opération sans succès, et elle perdit l’usage de ses jambes. Pendant sa maladie, elle répétait sans cesse : « Pour toi, Jésus, si Tu le veux, moi aussi je le veux ! » Malgré un traitement douloureux, son merveilleux sourire resta intact. Elle refusa de prendre de la morphine, afin de pouvoir conserver ses capacités mentales et se concentrer sur « l’essentiel » : offrir sa douleur pour l’Eglise, les jeunes, les non-croyants, le mouvement des Focolari et les missions. Elle était convaincue que « la douleur embrassée rend libre ». « J’ai toujours mon cœur, et même si je n’ai rien d’autre, je peux toujours aimer », avouait-elle.

C’est la fondatrice du mouvement des Focolari, avec laquelle elle entretint une intense relation épistolaire, qui la surnomma Luce, lumière. Son médecin, un anticlérical notoire se souvient : « Quand je l’ai connue, quelque chose a changé en moi. Tout était cohérent en elle, le christianisme me rattrapait ».

Elle voulut préparer elle-même son enterrement : les chants de la messe, ses habits et sa coiffure. « Tout pour elle était une fête, raconte Chicca, elle m’a dit qu’elle voulait être enterrée avec un vêtement blanc, comme l’épouse qui va rencontrer Jésus ». Elle prévint sa mère : « Tu as intérêt à être heureuse car moi je le suis. Quand je ne serai plus avec toi, tu suivras Dieu qui te donnera plus de force pour aller de l’avant ».

Chiara s’éteignit le 7 octobre 1990 après une nuit de grande souffrance. 25.000 personnes ont assisté à sa béatification le 25 septembre 2010 au Sanctuaire de l’Amour Divin, près de Rome. C’est le premier membre des Focolaris à être reconnue par l’Eglise.

Le Saint-Père a dit de Chiara : « Comment une jeune fille de 17-18 ans peut-elle supporter une telle souffrance, humainement sans espérance, avec amour, sérénité, paix et foi ? Evidemment c’est une grâce de Dieu, mais cette grâce fut cultivée, tant par Chiara elle-même que par l’appui de sa famille et de ses amis.

La fête de la nouvelle bienheureuse a été fixée au 29 octobre.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site http://www.chiaralucebadano.it






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